Écrire des livres
Je n’avais pas le talent, ni la patience d’être romancier ce que j’aurais bien aimé pourtant. Le romancier doit se libérer de tous les interdits sur sa vie privée et publique (et celle de ses proches) pour écrire ce que je me suis refusé à faire. Hors des nouvelles et des poésies j’ai donc surtout écrit des essais. Ma méthode était simple, une idée générale, un plan détaillé, après il suffisait de remplir en faisant les recherches et les lectures nécessaires en apportant une touche d’originalité dans l’approche intellectuelle. Comme je manquais de temps et de plaisir à finir mes essais, et parce que je cherchais les compétences complémentaires aux miennes je me suis souvent associé à d’autres auteurs, mais c’est toujours moi qui suis allé les chercher. Cela a été à chaque fois très intéressant de travailler à deux.
Mes principaux essais ont porté sur les jeux de stratégie abordés de manière plus globale (histoire, philosophie, psychologie, mécanismes ludique…) que technique (sauf les livres d’initiation). Ils ont plutôt bien marché notamment ceux sur l’Awélé, le Go et les Echecs, ou le Mahjong et j’en suis content. Mon livre sur l’Abalone a été l’occasion d’une belle rencontre avec ses sympathiques et brillants inventeurs Michel Lallet et Laurent Levi.







J’ai écrit deux livres sur l’Afrique qui tous les deux ont pour couverture Mariam Ouedraogo notre filleule du Burkina Faso. Le livre "Mariam, l’enfant du Sahel" a été publié au Japon et en Chine à des milliers d’exemplaires, Philippe Pierre en était le photographe, Monique Maeno le co-auteur. J’ai pu publier « le sahel reverdira » dix ans trop tard, c’est un livre qui a connu une faible diffusion. Il était peut-être trop « technique » et « beau », mais c’est un livre important sur ce que l’on peut faire là-bas pour aider les villageois à essayer de s’en sortir.
Mon livre « Aménager la ville », édité deux fois, par Foncier Conseil puis par Expertise Urbaine, m’ a permis d’écrire sur mon métier. C’était ma carte de visite en « trois dimensions », et le fondement de "ma" collection d’écologie urbaine.
Un livre à part la « pensée stratégique » coécrit avec Thierry Widemann, au départ un pari que je me suis lancé et auquel il a fallu se confronter après l’accord des PUF. Malgré un succès d’estime, ce petit « Que sais-je ? » audacieux et original aurait mérité plus de connaissances, de travail ou plus de pages ! Seul Jacques Attali aurait pu en faire un bestseller ! Ce « Que sais-je ? » succédait à un premier, écrit seul, sur les « jeux de réflexion pure » beau challenge également !


Et puis il y a les livres ou essais à compte d’auteur à la diffusion confidentielle mais qui ont été importants pour moi, surtout « collages et autres nouvelles du Monde » Coédité avec mon fils Tanguy qui rassemble une partie de nos nouvelles et collages. Mais aussi mon mémoire de DEA d’économie du travail sur le "cyclisme professionnel" à l’issue d’une longue enquête auprès des coureurs cyclistes et qui fut imprimé par la Fédération Française de cyclisme
Début 2023 parait le "carnet d’Anjou" sur la Manufacture d’allumettes de Trélazé dont je suis à l’origine et auquel je contribue avec mon ami Bruno Letellier et Paul Smith spécialiste des sites de la Seita.




